El blues del esclavo _____________________ Auteur compositeur José María Cano Interprète Mecano (1988) El ser negrito Es un color Lo de ser esclavo No lo trago Me tiene frito Tanto trabajar de sol a sol Las tierras del maldito señorito Los compañeros Piensan igual O hay un Espartaco Que entre a saco Y esto cambia O 'tos pa' Gambia Desde Kunta Kinte a nuestros días Pocas mejorías A ver si ahora con la guerra de secesión Se admite nuestro sindicato del algodón Que a saber Quiere obtener Descanso dominical, un salario normal Dos pagas, mes de vacaciones Y una pensión tras la jubilación Que se nos trate Con dignidad Como a semejantes Emigrantes Que se terminen Las pasadas Las palizas del patrono Y el derecho de pernada Y el que prefiera que se vuelva Al Senegal Correr desnudos por la selva Con la mujer y el chaval Ir natural 'erguiendo' cuello y testuz Como hermana avestruz Para que no digan Que somos unos zulus Ir cantando este blues Pont musical Y el que prefiera que se vuelva Al Senegal Correr desnudos por la selva Con la mujer y el chaval Ir natural 'erguiendo' cuello y testuz Como hermana avestruz Para que no digan Que somos unos zulus Hemos hecho este blues Être noir C'est une couleur Etre un esclave Je ne l'avale pas Je suis grillé Tant de travail de l'aube au crépuscule Le pays du seigneur maudit Les compagnons Ils pensent la même chose Ou il y a un Spartacus Qui entre avec fracas Et ça change Ou vous allez tous en Gambie De Kunta Kinte à nos jours Peu d'améliorations Voyons si maintenant, avec la guerre de sécession Notre syndicat cotonnier est admis Qui sait Je veux obtenir Le repos dominical, un salaire normal Deux mois de congés payés, Et une pension après la retraite D'être traité avec dignité Comme des êtres humains à part entière Les émigrants En finir avec Le passé Les coups du patron Et le droit de rester Et celui qui préfère retourner Au Sénégal Courir nu dans la jungle Avec la femme et le garçon Aller au naturel Et moi je préfère retourner au Sénégal Allez au naturel Lever le cou et la tête Comme une sœur autruche Pour qu'ils ne disent pas Que nous sommes une bande de zoulous Pour chanter ce blues Pont musical Et qui préfère rentrer Et qui préfère retourner Au Sénégal Pour courir nu dans la jungle Avec la femme et le garçon Aller au naturel Et moi je préfère retourner au Sénégal Lever le cou et la tête Comme une sœur autruche Pour qu'ils ne disent pas Que nous sommes une bande de zoulous Nous avons fait ce blues